GORÉE, LES TRACES DE L’HISTOIRE

mars 6, 2018
Carnet du voyageur

Un quart d’heure seulement en chaloupe suffit pour relier Gorée au reste du continent. D’une superficie de 28 hectares, cette île exerce un charme et une fascination extraordinaires sur les visiteurs qui ressentent une émotion particulière en déambulant dans ses ruelles étroites et paisibles.


Trois siècles durant, de nombreux africains ont été réduits à l’esclavage et embarqués, à partir de l’île de Gorée en direction du continent américain. La célèbre Maison des esclaves, un des musées les plus visités au Sénégal, conserve encore toute la poignante réalité de ce pan de l’histoire universelle.
Tour à tour occupée par les Portugais, les Hollandais, les Français, les Anglais qui la rendirent à la France en 1817, Gorée était une escale obligée pour les navires européens à destination de l’Amérique et de l’Asie. Dès l’abolition de l’esclavage en 1848, le déclin de l’île est inévitable, surtout avec la création de Dakar en 1857 et Rufisque en 1859. A partir de 1929, Gorée est annexée à la capitale.
Aujourd’hui, l’île abrite de nombreuses résidences secondaires et accueille tous les jours de nombreux visiteurs. Plusieurs sites sont dignes d’intérêt : le musée historique, dans le fort d’Estrées, où l’histoire du Sénégal est passée en revue, de la préhistoire à l’indépendance, en passant par la période coloniale, le musée de la femme qui présente des vitrines très originales sur le rôle des femmes sénégalaises dans les sociétés traditionnelle et moderne et le musée de la mer, célèbre pour ses collections de poissons et mollusques marin

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